Etats Généraux de la bioéthique : Quel monde voulons-nous pour demain ?

A l’occasion des États généraux de la bioéthique, l’Association Familiale Catholique (AFC) de la Creuse a organisé une série de soirées-débats au cours du mois de mars. L’objectif était d’éveiller la conscience des Creusois à l’importance des enjeux et de les aider à participer au débat.

 

Pourquoi se pencher sur la Procréation Médicalement Assistée ?

Les États généraux de la bioéthique se déclinent au niveau régional et l’Espace de Réflexion Ethique du Limousin (ERELIM) avait mis en ligne un questionnaire sur la PMA. Dans la perspective d’un élargissement éventuel du champ d’application de la PMA, il était important que de nombreux citoyens puissent exprimer leur opinion en connaissance de cause.

Comment se sont organisées ces soirées-débats autour de la PMA ?

Dans un département rural où la population est dispersée, il fallait aller à la rencontre des habitants. Nous avons donc organisé ces soirées dans cinq lieux différents : à Guéret, Aubusson, La Souterraine, Gouzon, et Évaux-les-Bains pour toucher un maximum de personnes.

Sur chaque site, nous avons organisé deux réunions : la première pour découvrir ce qu’est réellement la PMA ; la deuxième pour réfléchir aux réponses à apporter au questionnaire de l’ERELIM.

Ces réunions étaient ouvertes à tous ; après avoir montré qu’un nouvel être humain apparait dès la fécondation, nous avons abordé le sujet de la PMA successivement sous l’angle médical, éthique et juridique, avant de parler de la médecine de restauration de la fertilité qui peut apporter une autre réponse aux couples infertiles. En effet, la PMA n’est pas sans poser de multiples problèmes. A la fin du débat, nous avons présenté la position de l’Église catholique sur le sujet.

Quelle audience ont eu ces réunions ?

Au total, nous avons touché une bonne centaine de personnes. Ce nombre peut paraître faible, mais toutes les personnes qui sont venues étaient très motivées et sont reparties avec une documentation qui les a aidé pour répondre au questionnaire. On peut dire que ces réunions furent un succès.

Comment avez-vous communiqué ?

Nous avons communiqué aussi largement que possible. Le calendrier des réunions a été publié dans le quotidien régional ; l’invitation a été diffusée dans le réseau UDAF (36 associations).

Les paroisses ont accueilli favorablement notre initiative et nous ont aussi aidé. Incontestablement, ces réunions ont contribué à faire mieux connaître notre AFC, même si les nouvelles adhésions viennent lentement ; mais nous espérons que tout cela portera progressivement ses fruits.


Avez-vous d’autres projets ?

Pour se limiter à la bioéthique, nous pourrions aborder la question de l’euthanasie, au second trimestre, sujet important dans un département où la population est âgée.

L’an dernier, nous avons organisé des Veillées pour la vie, le premier dimanche de l’Avent, dans trois lieux différents. Commencer par prier était une bonne manière d’anticiper la réflexion sur la bioéthique. Nous avons l’intention de recommencer cette année.

Par ailleurs, nous continuerons à informer les familles du département et nous maintiendrons le contact avec les élus, en particulier lors de la discussion au Parlement de la prochaine loi de bioéthique.


Une forte mobilisation sur la bioéthique

L’AFC de la Creuse comprend 53 familles (124 voix UDAF). Mais notre communication habituelle s’étend largement au-delà du cercle de nos adhérents. Nous diffusons régulièrement par internet des informations intéressant la famille auprès d’environ 400 personnes, sans oublier élus et journalistes ; par exemple, en relayant les communiqués de presse des AFC. Ce dispositif nous a aidé pour communiquer fortement sur la bioéthique.