Retour sur la soirée Bioéthique à GOUZON

Débat autour du projet de loi bioéthique

Une soirée très animée à Gouzon, le 16 septembre 2019

Le projet de loi sur la PMA pour les femmes seules et les « couples » de femmes et l’élargissement du droit à fabriquer et utiliser des embryons humains pour la recherche nous oblige tous à nous interroger sur le monde que nous voulons et préparons pour nos enfants.

Le lundi 16 septembre, l’Association Familiale Catholique de la Creuse* a organisé, à l’Espace Beaune à Gouzon, un temps d’information et d’échange sur ce sujet brûlant. 45 personnes y ont participé.

Après une présentation du projet de loi, un échange de commentaires animé a suivi. Il en est ressorti, parmi de nombreuses remarques :

– L’enfant devient l’objet d’un désir qui prime sur son intérêt à lui. Né d’un père réduit à l’état de fournisseur de sperme, il aura été voulu orphelin. La loi lui reconnaît le droit d’avoir quelques informations à sa majorité, si le donneur le veut bien.

Et c’est chacun d’entre nous qui, par la Sécurité Sociale, paiera pour cette injustice.

– La médecine sera détournée de son but qui est de guérir des malades : elle devra maintenant assouvir le choix de femmes fertiles en bonne santé qui refusent une conception naturelle. L‘homme est rejeté comme mari et comme père.

– Quoique jusqu’ici en France le don de gamète soit gratuit, il n’en est pas de même dans d’autres pays ; devant la pénurie certaine, il sera inévitable de rétribuer les donneurs ou de faire venir de l’étranger (ce qui se pratique déjà clandestinement) le sperme qui manquera. Un vaste marché s’ouvre.

– Dans l’embryon, tout le potentiel de l’enfant qui se déploiera au cours de sa vie est déjà présent, unique ; il a droit au respect de son intégrité, il ne peut pas être un objet d’expérience. C’est pourquoi le fabriquer pour la recherche, puis le détruire, est mépriser l’humanité en lui.

– Le projet de loi facilite les tests prénatals qui permettent l’élimination des handicapés.

– Le projet de loi permet l’introduction de cellules humaines dans des embryons animaux, là s’exprime le mépris de la nature de savants fous.

Telles sont les principales idées qui ont pu être exprimées au cours de ce débat.

Nous concluons que nous devons faire comprendre à nos hommes politiques, députés et sénateurs, qu’il faut refuser cette loi contraire à l’écologie et au respect de la Nature dans l’homme,

 

 

* Les Associations Familiales Catholiques (AFC) sont un mouvement reconnu d’utilité publique ouvert à tous ceux qui veulent agir dans la société au service de la famille à la lumière de l’enseignement social de l’Eglise.