Le mot du délégué diocésain à la solidarité n°7

LES PAUVRES : UNE LUMIÈRE SUR NOS ROUTES (2)

 

Il y a deux mois, j’ai participé à une rencontre de délégués diocésains ou épiscopaux à la solidarité ou à la diaconie de l’église à Tours. C’était une rencontre pour partager nos expériences.

 

A Tours, leur saint fondateur est Saint Martin. Il était inévitable que, à la suite de Saint Martin qui était proche des pauvres, se structure les Fraternités Saint Martin. Elles sont basées sur la conviction que la parole des plus pauvres est précieuse et enrichissante. Des groupes se sont mis en route dans le diocèse rassemblant des personnes en fragilités et des personnes sans problèmes particuliers. La vocation de ces groupes est de se soutenir fraternellement, se ressourcer, se visiter. Chacun ouvre le cœur de son frère. Une fois par mois, il est proposé un temps diocésain autour de la Parole de Dieu, du partage du repas et d’un temps festif et d’échange.

 

Une autre réalisation du conseil de la solidarité est la maraude gratuite. Il s’agit de déambuler dans la ville de Tours par groupe de deux personnes pour rencontrer les personnes vivant dans la rue. Les maraudeurs sont les mains vides (sans secours matériel) et ne sont là qu’au nom de Jésus Christ pour passer du temps avec… Ils donnent leur sourire et leur temps. Ils partagent un moment avec les personnes de la rue.

 

A l’heure où, dans notre diocèse, nous sortons de nos églises les reliques des saints de notre diocèse, nous avons à nous rappeler que le plus important n’est pas dans les reliquaires, mais dans la vie des personnes que nous cherchons à honorer. Ils ont tous donné leur vie à Dieu et ont été des témoins de l’amour de Dieu pour les hommes.

 

Tous nos saints nous montrent un chemin pour rencontrer Jésus, ils nous montrent la route pour suivre le Christ, ils nous désignent la direction pour aller à Dieu. Dieu nous le rencontrons dans les plus pauvres. Nous avons à nous rappeler que Jésus est né dans une crèche et que les premiers à le visiter ont été des bergers. En ce temps pascal, nous avons vécu l’humiliation de Jésus par sa mort sur la croix. Jésus a rencontré les plus pauvres de son époque. A sa suite et à la suite des saints, nous avons, nous aussi à rencontrer les plus pauvres.

 

Jésus, souvent, avant de guérir, demandait à son interlocuteur ce qu’il souhaitait. Nous aussi nous avons à écouter ce qu’ont à dire les plus pauvres et ensuite, à faire ce qu’ils demandent.

 

Je vous propose que, chacun, là où nous sommes, nous nous demandions qui est plus pauvre que moi. Je vous propose de nous poser la question : quel est le plus pauvre que moi que je ne veux pas oublier ? Cette question, tout le monde peut se la poser, tous les groupes peuvent y répondre. Ensuite, chacun peut inviter cette personne et partager un moment avec. Cela peut être autour d’un gâteau ou d’un repas ou dans la rue, ce sera toujours au nom de Jésus.

 

Comme nous croyons en un ressuscité, Il nous devancera toujours.

 

Bonnes fêtes de Pâques

 

Philippe Soulmagnon

Le samedi de Pâques 2016


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