Communiqué de Mgr Bozo

Les réseaux sociaux et quelques médias se sont emparés d’une affaire locale, concernant le refus que, à les croire, j’aurais opposé au témoignage de Madame Caroline ***, victime d’abus sexuels voici trente ans, de la part d’un prêtre (extérieur au diocèse de Limoges). Ce témoignage devait avoir lieu à la maison diocésaine de Limoges, à l’invitation d’une association catholique, l’Action Catholique des Femmes(ACF).

 

Cela m’a valu quelques réactions outrées. Je réaffirme donc clairement ici ma totale détermination à m’engager dans la lutte contre les abus sexuels commis par des membres du clergé ou des acteurs de la vie pastorale de l’Église et à aider les victimes selon les normes qui sont en train d’être mises en place avec la Conférence des Évêques de France. Par souci de justice, je souhaite également donner un éclairage sur la soi-disant « censure » imposée à Madame ***.

 

L’ACF ayant demandé que mon secrétariat transmette aux mouvements et services du diocèse l’invitation à écouter le témoignage de Madame Caroline *** et ce témoignage devant avoir lieu à la maison diocésaine de Limoges, je suis entré en contact avec la responsable de cette association.

 

Les deux rencontres que j’ai eues avec Madame Caroline *** m’ont permis de recommander à l’ACF, pour que le débat prévu soit le plus riche et juste possible, d’inviter un autre intervenant à ses côtés.

 

Je regrette que Madame*** et moi n’ayons pu parler directement à propos de cette conférence comme j’ai cherché à le faire. Cela aurait évité de passer par ce déploiement médiatique qui a déformé la réalité, blessé Madame Caroline *** et laissé penser que je voulais faire obstacle au témoignage d’une victime pour protéger l’institution, ce qui n’est évidemment pas le cas. Il me semble que mon action dans ce domaine depuis mon arrivée à Limoges dément clairement une telle assertion.

 

Le 8 septembre 2019

+ Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges