Décès du père Jean GALISSON

Prêtre de la Mission de France, il est décédé le 30 août et ses obsèques ont été célébrées le vendredi 2 septembre à Batz.

« Jean a été prêtre sur Sainte Thérèse à Limoges de 1968 à 1973. A cette époque, j’étais en culotte courte et je me souviens des parties de foot que nous faisions dans la cour de l’église avant et après le KT (peut-être même pendant…). Jean est revenu comme curé en 1989, succédant à Arnaud Favart et y est resté jusqu’en 1995. De 1989 à 1991, nous avons vécu en famille avec lui au presbytère.

Jean comptait beaucoup pour moi. Il est une de ces figures de prêtre qui m’a fait aimer l’église. Son expression favorite, c’était “tenir les deux bouts de la chaîne”, chrétien, on avait à être présent dans l’église et dans le monde.

Jean par sa vie de prêtre-ouvrier a parfaitement vécu cela. Il était menuisier; il a longtemps pu exercer ce métier, lui qui aimé s’appeler “le raboteur raboté”. Je vous joins sa “prière du raboteur… raboté”.

Jean aimait écrire. Il a ainsi longtemps rédigé des commentaires d’évangile ou des billets pour Témoignage Chrétien, La Croix, alimentant régulièrement aussi le courrier des lecteurs. Il gardait beaucoup de souvenirs (photos, articles de journaux, courriers…) des endroits où il était passé et il n’avait de cesse que de demander des nouvelles des “copains” de Sainte Thérèse quand on le voyait ou quand on lui téléphonait.

Depuis quelques années, il s’était rapproché de sa famille en Bretagne, la tribu Galisson, comme il l’appelait : 12 frères et sœurs, et une multitude de neveux et nièces. Je garde en mémoire bien entendu sa présence lors de mon ordination, et avant cela, sa réaction quand je lui ai annoncé en août 2014 que je me préparais au diaconat permanent. Joie pour lui et pour moi de partager cela.

Nous avions passé trois jours avec lui à Batz-sur-mer en février dernier; peu de temps après, il était hospitalisé, et commençait interventions, traitements, convalescence dans une maison au Croisic. Nous l’avions appelé début août, il disait espérer revenir chez lui, dans le presbytère de Batz. Il sera partie avant pour la grande traversée vers le Père.

Dans une de ses homélies de Pâques, il citait une théologienne allemande: “La mort est toujours derrière nous. Devant nous, il y a l’Amour.” C’est avec au cœur cette espérance que Jean nous laisse; lui va découvrir l’Amour »

Jean-Pierre BLANCHARD


Jean Galisson


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