Départ des Filles de la Charité

_DSC5971Les archives de notre Maison Mère, à Paris, notent l’envoi des Filles de la Charité à Limoges en 1674, sur la paroisse Saint-Pierre, soit 14 ans seulement après la mort de Saint Vincent et de Sainte Louise, décédés la même année.

De nombreux documents et parchemins parlent de legs, dotations, rentes en vue de l’établissement des sœurs de la Charité sur la paroisse Saint-Pierre-du-Queyroix. Elles viennent servir les malades pauvres de la paroisse, laquelle couvrait alors la moitié de la ville. Par la suite, deux sœurs seront détachées pour l’instruction des petites filles. Les sœurs tiennent alors les écoles communales pour filles ainsi qu’une école de dessin. En 1846, cette école obtient une mention honorable pour l’année scolaire.
Jusqu’en 1846, les sœurs étaient installées rue Saint-Martial, près de la porte Tourny (actuellement les Galeries Lafayette). En 1846, elles s’installent rue des Vénitiens. En 1882, elles ouvrent un asile et une école libre, puisque depuis 1881, la loi confiait la direction des écoles communales à des laïcs. Elles n’eurent à souffrir de la laïcisation de leurs classes puisqu’en 1895, les effectifs atteignent le chiffre de 652. Seulement 1905 est bientôt là : interdiction d’enseigner est faite aux congrégations. La fermeture de l’école s’ensuit sauf pour les orphelines de la maison.
Laïcisation puis séparation de l’Église et de l’État avaient chassé « sur place » les sœurs des locaux dont elles étaient propriétaires depuis leur arrivée grâce à des legs successifs. Les sœurs devenaient par la force des choses locataires, rue des Vénitiens, du Bureau de Bienfaisance de la ville de Limoges.
En 1974, la mairie voulant reprendre les locaux, l’école est transférée rue Saint-Affre et les sœurs viennent habiter aux Coutures, 16 impasse des Trois Châtains.
En 2002, la communauté vient vivre rue Gustave Nadaud, la maison de l’impasse des trois Châtains devant être démolie. C’est là que nous vivons depuis et c’est de là que nous allons, à regret, partir.

Pour ma part, originaire du diocèse, puisque je suis de la Creuse, j’ai connu et fréquenté plusieurs communautés de Filles de La Charité à Limoges.
– Orphelinat des filles, rue des Vénitiens
– Orphelinat de filles, rue François Chénieux : c’est là que je venais en réunion, quand j’étais cadette puis enfant de Marie. Quand les sœurs ont quitté l’orphelinat, elles sont allées durant quelques années à la Zup de l’Aurence.
– Orphelinat de garçons, rue des Allois ; une partie est occupée par le presbytère de la cathédrale.
Je ne sais pas s’il y avait d’autres communautés en Haute Vienne. Les soeurs avaient deux grandes maisons, une à Saint Sylvestre et l’autre à Fromental : ces maisons servaient de centres de vacances pour les orphelinats de Limoges.
Par contre en Creuse, j’ai beaucoup fréquenté la communauté d’Aubusson qui est à l’origine de ma vocation. J’ai aussi connu l’hospice de Mainsat et celui de Gioux et la communauté de Lavaveix-les-Mines au service des familles de mineurs

Une page se tourne. Nous quittons avec un grand regret le diocèse et nous vous remercions pour tout ce que vous nous avez apporté. Pour que tout le monde soit au courant, voici nos nouveaux lieux de mission :

  • Sœur Marie Thérèse et Sœur Anne Marie vont à Château L’Evêque, en Dordogne.
  • Sœur Marie Claire, au Coteau, à côté de Roanne.
  • Et moi-même, à Châtillon sur Chalaronne dans l’Ain.

Sœur Michelle