Germaine RIBIERE, 25 ans en 1942, une femme admirable

Conférence

Espace Cité, mercredi 28 février 2018

de 18h à 19h30

2, rue de la Providence

(dans le cadre des conférences du Musée de la Résistance de la ville de Limoges)

par Claude PENIN, professeur d’Histoire E.N., retraitée,

membre de l’A.P.H.G. Association des Professeurs d’Histoire-Géographie,

originaire de Limoges.


Juste des Nations dès 1967, honorée d’un timbre-poste en 2017 au centenaire de sa naissance, cette grande Résistante de Limoges est méconnue dans sa ville natale. Son père était décorateur sur porcelaine, sa mère couturière pour enfants, place Blanqui. Une famille très croyante, un père soucieux des persécutions antisémites dès avril 1933.

 

Étudiante en philosophie, éprise de justice et s’interdisant la peur, Germaine RIBIERE fut capable de réaliser à grande échelle sauvetage et camouflage d’enfants juifs et de familles, diffusion des Cahiers du Témoignage Chrétien, ainsi que d’innombrables missions d’agent de liaison entre les pôles de résistance de Lyon, de Brive, de Toulouse, de Paris. Son parcours raconte l’engagement de jeunes femmes parmi les résistants chrétiens.

 

A partir de la gare de Limoges, à Lyon, Paris, Poitiers, Limoges, Brive, Toulouse, Grenoble, en Suisse, on croisait Germaine RIBIERE partout où se jouait le sort des victimes de Vichy et des Nazis.

 

Déterminée, trouvant des solutions au jour le jour, forte de son « réseau de l’amitié ».

 

D’une grande modestie après-guerre, Mlle Ribière ne transigeait ni sur l’antisémitisme ni sur la cause des enfants. Infatigable Germaine RIBIERE.