Edito “Église de Limoges” Janvier 2018

Pour ce mois de février, deux sujets s’imposent. Le carême et les états généraux de la bioéthique qui s’ouvrent l’un et l’autre.
Le premier est récurrent, l’Église universelle propose à tous ses enfants ces quarante jours de préparation à la fête de Pâques, ardente invitation à la conversion dans les domaines de la prière, du jeûne et du partage. Nous entendons cet appel fort : « revenez à moi » ! Nous avons besoin de ces temps plus intenses pour nous recentrer, nous défaire de nos mauvais plis.
Ce n’est pas un mouvement spontané qui nous pousse à jeûner, à prier, à faire l’aumône. Le mouvement spontané nous pousserait plutôt à ne pas trop nous priver… Ainsi pouvons-nous rendre grâce pour les exigences de ce carême, car nous n’en aurions ni l’idée, ni la force, si l’Église ne nous y invitait.
Ce temps du carême n’est pas un mauvais moment à passer. Il est un temps de grâce ! « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du Salut ». Le carême est un temps béni parce qu’en nous délivrant de notre torpeur, de la pente de la facilité sur laquelle nous nous laissons si facilement glisser, il nous introduit à une vie plus intense, plus libre et nous achemine vers la joie du Salut.
Quant aux états généraux de la bioéthique, ils sont liés au calendrier de notre pays. Je vous invite à ne pas déserter votre rôle de chrétiens et de citoyens. Les enjeux sont considérables, c’est la question de l’identité et du sens même de la vie humaine qui y sont posés. C’est pourquoi le législateur souhaite associer les citoyens dans un débat préalable. Occupons chacun notre place : lisez, formez-vous, priez, agissez, participez aux débats, votez, contactez vos députés et sénateurs…
L’homme créé homme et femme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, mérite d’être respecté depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Il mérite d’être défendu dans les plus faibles, les plus petits, depuis les enfants qui ont besoin d’un père et d’une mère jusqu’à l’immigré qui a besoin d’un toit et de fraternité.
Il est appelé, partout et toujours à achever en lui la ressemblance de Dieu, qui consiste à ressembler à Jésus, son Fils unique : bon carême !

+ Mgr Pierre-Antoine Bozo