POURQUOI UN NOUVEAU NOTRE PERE ?

POURQUOI UN NOUVEAU NOTRE PERE ?

Le 1er dimanche de l’Avent 2017, 3 Décembre, une nouvelle traduction de la prière du « Notre Père » entre en vigueur à  la demande des Evêques des pays francophones. En quoi consiste-t-elle ? Et pourquoi ce changement ?

 

UN PEU D’HISTOIRE

D’où nous vient cette prière que nous répétons – parfois machinalement – tous les dimanches, voire tous les jours à  la messe ? Jésus lui-même l’a donnée à  ses disciples, qui, comme nous, se demandaient quels mots utiliser pour prier Dieu.

Au même titre que nous célébrons l’Eucharistie parce que le Christ l’a instituée lors de son dernier repas : « Puis, ayant pris le pain et rendu grâce, il le rompit et leur donna en disant : « ceci est mon Corps, donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi ». (Luc 22,19) :

Notre père qui es au cieux, que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ;

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ;

Remets-nous nos dettes,

Comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à  nos débiteurs.

Et ne nous soumets pas à  la tentation, mais délivre-nous du Mauvais ».

Matthieu 6, 9-13

 

POURQUOI UNE NOUVELLE TRADUCTION ?

 

L’Eglise y a longtemps réfléchi, pour être sûre que chacun puisse bien comprendre ce qu’il dit dans cette prière, et qu’il n’y ait pas de risque de mauvaise interprétation par rapport au texte d’origine : c’est chose faite.

 

QU’EST-CE QUI CHANGE ?

 

Ce n’est pas simple de toucher aux mots de la prière la plus récitée du monde, même si le changement peut sembler minime : la sixième demande – « Ne nous soumets pas à  la tentation »  – devient « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Selon l’ancienne formule on pourrait penser que Dieu nous tente. Or, Dieu ne tente pas. Lui demander de nous aider à  ne « pas entrer en tentation », c’est lui dire notre faiblesse et que nous avons besoin de son aide pour justement résister à  la tentation, tentation courante peut-être  quand des choses difficiles arrivent. Mais que fait-il Dieu ? Ne peut-il pas nous éviter d’avoir à  supporter telle ou telle épreuve ? Où est-il quand nous souffrons d’une manière ou d’une autre ? Lui dire que nous croyons qu’il est au milieu de nous, avec nous.

 

MAIS QUE FAIRE DE CE CHANGEMENT ?

 

Loin des questions théologiques, ce changement peut être une occasion de redécouvrir le Notre Père et chacune de ses demandes que nous adressons à  Dieu. Car leur réalisation passe par nos mains, notre coeur, notre énergie, pour chacun des autres qui nous entourent. Pourquoi ne pas le travailler en petits groupes, phrase par phrase ? Un bon exercice peut également être de le lire en commençant par la fin ! Toute une aventure à vivre.

P. Jean-Michel s’appuyant sur une explication dans « Cléophas » Missel 2018