Découvrir saint François

La communauté de notre paroisse depuis la rentrée scolaire, met ses pas dans les pas de saint François. Elle s’est réunie le 17 janvier, au Faubourien, pour une soirée découverte de saint François, animée par les sœurs de Saint-François-d’Assise de Limoges.

Après un repas convivial partagé par une vingtaine de personnes, c’est près de 60 personnes qui ont suivi ce temps de découverte, avec la projection vidéo d’un court-métrage sur la vie de François, avec le témoignage de 4 des 6 sœurs franciscaines de Limoges, avec l’échange lors d’un temps de questions-réponses.

Le film résumant la vie de François d’Assise a été commenté par sœur Claire. François, jeune de son temps, issu d’une riche famille de drapiers, aimant faire la fête mais aussi imprégné des mutations et des contradictions de la société d’Assise en cette fin du XIIème siècle, a découvert que la vie ne prenait de sens que par amour de toute la création. A l’appel de l’Evangile, il a pris le chemin de la pauvreté pour pouvoir annoncer Jésus-Christ. Très vite, il a été rejoint par de nombreux frères, il a défini une règle approuvée par le pape. De son vivant déjà, plus de 5000 frères l’avaient rejoint (sans compter les sœurs réunies autour de sainte Claire).

La venue rapide de nombreuses personnes à sa suite tient à la spiritualité de François.  Dieu seul est bon et tout vient de Dieu. C’est le Seigneur qui est la source de tout don. François l’exprime dans la louange et dans le désir du Dieu Créateur. Cette reconnaissance des dons de Dieu passe par une désappropriation de soi, dans la pauvreté, l’humilité et l’obéissance. C’est sans doute cette simplicité et cette fraternité qui ont emporté l’adhésion.

Un très beau temps de témoignages des franciscaines a suivi, mis en relation par les images du retable de Saint-François (de Fontenay-sous-Bois) : Thérèse a illustré l’image « Dieu nous a donné des frères », où elle rencontre Dieu dans le visage de chacun, Nelly a témoigné qu’il faut « oser la proximité », à travers ses liens qu’elle a tissés des migrants d’Europe de l’Est, Marie-Simone a rappelé le sens «d’étendre une nappe blanche », en organisant un accueil autour d’une table ouverte, Françoise, une laïque franciscaine, le rôle irremplaçable d’être « des pèlerins en dialogue » dans les rencontres avec des réfugiés et Claire la joie de « rechercher la Paix et dire le bien », dans sa vie d’assistante scolaire. Ce qui est marquant dans ces témoignages c’est l’unité de leur vécu, la façon dont ils s’inscrivent dans la vie, immergé en simplicité et en fraternité, au milieu des plus pauvres. Mais ce n’est pas étonnant, …François n’est pas un théologien, c’est un vivant …

Un beau temps d’échange avec entre autre, des questions sur les différences entre les Franciscaines et les Clarisses, ce qui a permis de visionner un petit film d’animation très bien fait, où l’humour n’était surtout pas exclu.

Nous avons terminé cette rencontre par un beau temps de prière, simple, serein, calme, dans la Paix et la Joie, comme l’aurait sans doute apprécié François d’Assise.