Edito – Décembre 2019

Cheminer vers Dieu…

 

Un bel évènement aura donc marqué la (presque) fin de notre année liturgique : « presque », car j’évoque ici la journée paroissiale du 17 novembre qui, une fois de plus, nous a permis de « faire paroisse », de nous retrouver plus longuement pour prier ensemble et nous témoigner les uns les autres, toute l’amitié et la fraternité que nous sommes capables de porter en nous.
L’idée première de cette journée était de présenter, à partir de témoignages, l’ensemble des mouvements, services, équipes ou groupements actifs au sein de notre paroisse.
Mais aussi intéressant et instructif soit-il, ce projet s’est vite avéré compliqué et irréalisable car, faut-il le rappeler, ces mouvements et services sont plus de vingt à Saint- Luc !!…

C’est la raison pour laquelle, le choix s’est porté sur trois d’entre eux, que nous avons choisis de mettre en exergue, ce qui ne veut pas dire, naturellement, que les autres soient de moindre importance.

L’éveil à la foi et la catéchèse, tout d’abord, car l’avenir de l’Église est bien là, avec ces enfants et ces jeunes et chacun de nous constate que l’on voit davantage de « têtes blanches » que de « têtes blondes » dans nos églises.
Quant aux animatrices et animateurs de ce service, ils savent toute l’énergie et les efforts qu’il faut déployer pour sensibiliser, motiver et mobiliser les parents et les familles.

Avec l’accompagnement des familles en deuil, on parvient à l’autre extrême d’un parcours de vie ; ce service a lui aussi besoin de ressources nouvelles et bien sûr de la prière de chacun de nous ; mission difficile certes mais ô combien riche d’échange, de partage et parfois même, de retour à l’Église pour des familles qui s’en étaient éloignées.
Lorsqu’on vient de perdre un proche et qu’on est dans le chagrin et la douleur, c’est dire si le témoignage que portent les membres de ce groupe est essentiel !…

Et enfin, le troisième sujet, le jumelage de notre paroisse avec celle de Titao au Burkina Faso, n’est pas à proprement parler un « service » de paroisse ; mais il nous rappelle que là-bas, sur un autre continent, une Église éloignée mais toute proche malgré tout, est également vivante, dans un autre environnement, difficile celui-ci, car en proie à la violence et au terrorisme dont les chrétiens sont souvent les premières victimes.

Cette « belle mécanique » des mouvements et services fonctionne et fonctionne bien, mais grâce à l’action permanente de personnes de chair et d’os, celles et ceux que l’on appelle « militants » et « bénévoles » ; tous sont animés par leur foi et la volonté de faire avancer l’Église du Christ.
Mais ces groupements ont besoin de sang neuf, de ressources nouvelles et de relais. Aucun de ces acteurs n’échappe à la fatigue, à la maladie ou tout simplement à l’âge qui avance…

En entrant dans ce temps de l’AVENT qui nous demande d’être veilleurs et de nous convertir, que chacun de nous y réfléchisse quelques instants.
Adventus qui en latin signifie « venue », « avènement » et a donné le mot Avent est un cheminement vers Dieu, Lui qui s’est incarné pour prendre en tous points notre condition, hormis le péché.
Ce temps privilégié est certainement le moment idéal pour chacune et chacun de nous, de se demander ce qu’il pourrait faire de plus pour préparer le chemin du Seigneur…
Gilles Gaillard