Edito – Janvier 2020

Bonne année !…

Bonjour mes amis, mes frères et sœurs, mes compagnons de route. N’attendez pas de lire dans cet édito des vœux de bonne année, bonne santé ; vous en aurez bien sûr mais est-ce là le plus important à se souhaiter ?
Nous sommes entrés dans une nouvelle année porteuse de nos soifs, de nos attentes, de nos désirs et de nos espoirs ! C’est humain et le Seigneur nous veut dans la joie ; mais sortons un moment de nous même pour regarder notre monde, notre pays, les tensions des familles pour vivre le mieux possible dans l’indigence. Regardons notre Eglise qui peine elle aussi ! Nous manquons de prêtres et c’est certainement une épreuve à porter. Rien n’est perdu pourtant puisqu’ ailleurs des hommes et des femmes sont appelés et répondent Oui !
Encore auréolés de la grâce reçue pendant le temps de la Nativité, le cou encore douloureux de la recherche de l’Etoile, dans la foi vibrante d’un autre possible, nous regardons, nous cherchons le projet de Dieu sur nos vies et puisque les rois mages ont mis genoux en terre au milieu des moutons touchés pour toujours par l’enfant enfin rencontré, nous aussi qui ne l’avons pas vu pouvons prendre des résolutions ensemble pour rejoindre le monde d’aujourd’hui , pour y être serviteurs et veilleurs, offrir et recevoir le Christ et son Évangile.
Des rendez-vous nous attendent en ce mois de Janvier, l’Epiphanie du Seigneur, la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, des projets paroissiaux qui prennent forme au moment ou je vous écris, des changements aussi et une réflexion commune des paroissiens avec leur curé pour faire que cette année qui se présente encore parée de tous les possibles en Eglise, retrouve des chrétiens agissants et joyeux. Pour terminer mon clin d’œil débilitant, je vais vous offrir comme cadeau de bonne année, un texte de Charles Péguy, « Les tapisseries, Eve. La Grâce »

Danielle Berroyer

Car le surnaturel est lui-même charnel
Et l’arbre de la grâce est raciné profond
Et plonge dans le sol et touche jusqu’au fond
Et l’arbre de la grâce est lui-même éternel.

Et l’éternité même est dans le temporel
Et l’arbre de la grâce est raciné profond
Et plonge dans le sol et touche jusqu’au fond.
Et l’arbre de la grâce est lui-même intemporel.