Edito – Juin 2019

 

Fin d’année pastorale et… temps de l’appel !…

 

Le Seigneur, nous le savons, a un projet pour chacun de nous.

Il nous connait au plus profond de nous-mêmes ; il nous conduit sur des chemins parfois déroutants et il nous faut souvent du temps pour comprendre qu’il s’agit en fait d’un appel de sa part.

Et si nous ne savons pas toujours percevoir la route qu’il trace pour chacun de nous, c’est sans doute parce que nous ne sommes pas suffisamment à l’écoute…

 

Car le Père cherche en permanence des ouvriers pour sa moisson.

Il le dit lui-même : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 37 s.).

 

Alors, oui, il faut prier pour que le Seigneur envoie des ouvriers, car la prière est d’une grande puissance ; mais elle doit venir en complément de la contribution, aussi modeste soit-elle, que chacun de nous veut bien apporter…

Et les deux conjuguées, peuvent réaliser de grandes choses !

Et là, nous arrivons dans des choses très concrètes, car les tâches sont innombrables : oui, la moisson est grande et attend des ouvriers…

 

Et en ce mois de juin qui va marquer la fin de notre année pastorale, il convient donc de se mettre à l’écoute et de se demander, peut-être, ce que l’on pourrait faire pour sa paroisse, dès la rentrée de Septembre ?

Quel « petit plus » pourrais-je apporter à cette communauté paroissiale à laquelle j’appartiens ?

Que pourrais-je proposer pour faire avancer les choses ?…

N’ai-je pas ici ou là, un savoir-faire, des connaissances ou des compétences que je pourrais mettre à disposition de la vie paroissiale ?…

Ne puis-vraiment pas consacrer un peu plus de mon temps à cette communauté qui veut vivre en fraternité…

 

Mais beaucoup ont peur de s’engager, redoutant souvent d’être absorbés tout entier et de ne pas pouvoir faire face…

Que l’on se rassure en se rappelant que Dieu n’appelle jamais personne au-delà de ses forces ni de ses compétences ; jamais son amour infini ne nous pousserait dans des retranchements inacceptables…

 

Et dans une paroisse, il n’y a pas de « petites » tâches d’un côté et de « grandes » tâches de l’autre… il y a des tâches, tout simplement, plus faciles à réaliser bien sûr, lorsque les ouvriers sont nombreux.

C’est la question que chacun doit se poser : comment, au sein de ma communauté paroissiale, puis-je être davantage messager de l’Evangile et témoin de cette foi que Dieu m’a donnée ?

 

Seigneur, que me veux-tu, qu’attends-tu de moi et où as-tu besoin de moi ?…

 

 

 

Gilles GAILLARD