Saint-Luc : Edito Avril 2017

Les mains du pardon

Regardez ces deux mains : ce sont celles du Père de l’enfant prodigue, qu’on ferait mieux d’appeler « l’enfant perdu et retrouvé »

Ces deux mains, c’est le grand peintre Rembrandt qui nous les donne à contempler.

La main droite, c’est une main féminine, maternelle. C’est la main de la caresse, de la tendresse, la main qui console, qui soigne et qui guérit.

La main gauche, c’est une main d’homme, large et robuste. Une main qui donne la force, offre un appui, une main qui donne confiance et pousse en avant.

Deux mains pour dire l’amour de Dieu :

« Tu as posé, Seigneur, ta main sur moi » (Psaume 138)

Mais dans la BIBLE, la main n’est pas symbole d’inertie !

Tout au contraire, la main signifie l’action, l’activité : elle symbolise celui qui agit… La main, c’est celle du potier, qui patiemment forme et transforme son œuvre dans l’argile (Jérémie, chap. 18).

Le Christ est « la main que Dieu tend aux pécheurs » (PRIERE EUCHARISTIQUE POUR LES CIRCONSTANCES PARTICULIERES), aux petits, aux pauvres, à ceux qui ont faim et soif d’amour, de justice, de dignité, de pain… Une main tendue pour former et transformer l’homme et le monde.

Le Christ, « main du Père », se rend visible aujourd’hui par nos mains.

Nos mains tendues pour servir, ou jointes pour prier.

Nos mains ouvertes pour accueillir, ou levées pour bénir.

Nos mains douces pour consoler, ou fortes pour encourager.

Nos mains œuvrant patiemment à la transformation du monde.

Puissions-nous découvrir que nos mains sont celles que le Père de l’enfant perdu et retrouvé tend aujourd’hui à ceux et celles qui cherchent à tâtons sa tendresse et sa force.

Bonne et belle fin de Carême 2017.

Ch.-A. F.+