Saint-Luc : EDITO Février 2018

Carnaval, Mardi Gras, Carême…

 

Le mois de février est chargé en évènements, fêtes, traditions et est surtout une étape importante dans la liturgie catholique. Parlons d’abord du carnaval.

Le carnaval est un temps de divertissements qui répond au besoin d’oublier les soucis de la vie de tous les jours avant la période du Carême. Carnaval vient du latin « carne vale », ce qui signifie « adieu à la chair ». Dès le milieu du deuxième siècle, les Romains ont observé un jeûne de 40 jours, qui est précédé par une courte période de fêtes. C’est l’occasion pour les chrétiens de se rappeler avant quarante jours de pénitence que « ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’un homme qui le rend impur, mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui le rend impur » (Mat 15,16-17).

Il y a des carnavals un peu partout en France, certains sont plus connus. A Nice il est célèbre pour ses batailles de fleurs, ses grosses têtes en carton-pâte et ses chars fleuris qui défilent avec des fanfares. Celui de Dunkerque est original avec ses parapluies très fantaisistes, ses bandes qui défilent dans les rues derrière la musique et ses bals.

Pourquoi les catholiques fêtent-ils « Mardi Gras » ? L’origine du Mardi Gras date du temps des Romains, ils célébraient alors le réveil de la nature par des rites agraires. Tous interdits étaient alors transgressés et les déguisements autorisés. Mais, en réalité, l’origine du Mardi Gras est catholique. Cette fête précède le mercredi des Cendres. En 1094, la fête était déjà mentionnée dans une chartre du doge Faliero à Venise, et en 1269, le Sénat prescrivait que l’on considère la veille du Carême comme un jour de fête.

Mais, quand la langue française incite à manger grassement avec le Mardi Gras, la langue de Shakespeare invite à se confesser juste avant le début du Carême avec le « Shrove Tuesday » (du verbe shrive : confesser et absoudre). Alors pourquoi ne pas aller se confesser pour bien finir Mardi gras ?

Puis vient le Mercredi des Cendres qui nous rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, et qui marque le début du Carême.

Le mot « Carême » vient du latin « quadragenisa » qui signifie quarantième. Ce temps nous rappelle les quarante jours du Christ au désert, mais aussi les quarante années que le peuple juif passa en exil avant d’entrer sur la Terre promise. Durant ce temps l’Eglise nous invite à faire pénitence ; mais c’est surtout un temps pendant lequel nous devons nous concentrer sur l’essentiel : Jésus Christ. Ainsi nous nous préparerons à la grande fête de Pâques qui commémore la Résurrection du Christ.

Bon carnaval, bon Mardi gras et bon Carême à tous !

Véronique Fays