Saint-Luc : EDITO Juillet et Août 2018

Merci !

 

C’est toujours difficile de parler de départ, d’au revoir, même si c’est dans l’espérance qu’on y consent.

Après quatre années de présence dans cette belle paroisse Saint-Luc, que Mgr KALIST avait confiée à « mes soins » (c’est le sens du mot « curé »), je pars vers d’autres cieux.

Ces quatre années ont été pour moi la source d’une grande joie pastorale, et d’un émerveillement permanent.

La joie, c’est celle de tout ce que nous avons vécu ensemble, au long de ces années, et du travail accompli en collaboration ou en lien avec tant de personnes : l’Equipe pastorale, le Conseil pastoral, le Conseil économique, et toutes les équipes qui animent la vie paroissiale. Tout n’a sans doute pas été parfait. Mais ce travail pastoral s’est accompli dans le dialogue, l’échange, la confrontation parfois, et toujours animé par la confiance et soutenu par la prière de la communauté paroissiale. A titre de symbole, je veux garder l’image de notre Assemblée paroissiale de décembre dernier, peuple de Dieu rassemblé au nom du Christ, dans la mouvance de l’Esprit.

L’émerveillement, c’est celui qui entraine l’action de grâce, pour tous ces liens de fraternité évangélique, tissés à la faveur des évènements de la vie paroissiale, grâce à la générosité consentie par beaucoup de paroissiens. C’est la prière liturgique et sacramentelle, le ministère de consolation vécu par le Service évangélique des malades et notre équipe d’accompagnement des familles en deuil ; c’est l’ensemble des propositions faites aux enfants et aux jeunes, l’éveil à la foi et le catéchisme, les aumôneries de collège et lycée, le scoutisme et Céléjeunes ; c’est le Rosaire, le MCR, et nos « promenades bibliques » ; c’est le service fraternel du Secours catholique et de la Conférence Saint-Vincent de Paul ; c’est le souci de proximité porté par les équipes de relais et les équipes d’accueil, c’est l’accompagnement proposé par notre catéchuménat et le groupe Alpha ; ce sont les services rendus à notre paroisse jumelle du Burkina… Emerveillement, aussi devant tout ce que l’Esprit de Dieu suscite dans les cœurs : des liens renouvelés, des pardons, des confiances, une prière plus profonde, une croissance dans la foi et l’espérance, une découverte personnelle de Dieu.

Le prêtre envoyé comme pasteur n’est là qu’un moment, qui s’inscrit dans la continuité avec ceux qui l’ont précédé et ceux qui lui succèderont. La communauté paroissiale, elle, demeure, bergerie du seul Pasteur, où vont et viennent les brebis du Seigneur. Ils sont ensemble le signe tangible de la fidélité de Dieu, comme les époux (Ephésiens 5, 31-32). Le lien qui se noue entre les deux, avec ses forces et ses faiblesses, avec ses hauts et ses bas, avec ses bonheurs et ses chagrins, est le lieu où s’expérimente et se rend visible la présence aimante et agissante du Christ vivant.

Demain, je partirai, avec un cœur forcément partagé, mais heureux de ces belles années vécues au milieu de vous. Vous m’avez beaucoup donné, vous m’avez beaucoup fait cheminer. Vous êtes et demeurez pour moi un beau visage du Christ, le Fils de Dieu, le Seigneur de gloire. Merci.

Là où je serai, je vous promets de continuer à porter votre belle communauté dans ma prière. Priez aussi pour moi.

Dieu vous bénisse et vous garde dans l’amour filial et fraternel qui nous unit à lui, par le Christ et dans l’Esprit.

Au revoir.

Charles-Antoine du Fort +

       Curé de Saint-Luc