Saint-Luc – EDITO Mars 2019

Carême, route de miséricorde et de conversion…

 

Le 6 mars, nous entrerons en Carême avec la belle cérémonie des Cendres, chargée de nombreux symboles, nous rappelant notre fragilité d’humains mais aussi l’espérance en la miséricorde de Dieu.

On trouve déjà le symbolisme des Cendres dans l’Ancien Testament ; il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On y lit que lorsque l’homme se recouvre de cendres, c’est pour montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes et qu’il lui en demande le pardon : l’homme fait pénitence.

La cendre est aussi un symbole de renaissance, car tout l’enjeu est de parvenir à se dégager du péché ; Le Christ nous enseigne que nous pouvons en être victorieux si nous savons remplacer le feu du mal par le feu du bien et de l’Amour, car le feu qui peut semer la destruction et la mort, est aussi un élément qui réchauffe, éclaire et réconforte.

Ce jour d’entrée en Carême, la cendre est appliquée sur notre front pour nous appeler plus fortement encore à la conversion, notamment par le chemin de l’humilité. Les cendres, c’est l’image de notre pauvreté, mais elles nous rappellent aussi qu’elles peuvent fertiliser la terre et faire renaitre la vie…

Et en nous marquant le front, le célébrant dit : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile du jour (Matt. 6, 1-6 et 16-18) nous incite d’ailleurs à agir et à prier dans le secret de notre cœur et non pas de manière ostentatoire ou orgueilleuse.

Sachons donc prier, jeûner ou faire l’aumône dans le secret, car notre Père, lui, est présent dans le secret et voit ce que nous faisons…

Le Carême, c’est aussi un temps de combat spirituel à la suite du Christ, dans la prière, le jeûne, le partage et la réconciliation.

C’est un temps liturgique riche et fort qui doit nous pousser à nous laisser saisir par le Seigneur, en le recherchant dans le recueillement et le silence.

Nous n’avons que trop besoin de sortir de la superficialité et des artifices de nos vies souvent agitées et débridées.

Alors, mettons à profit ce temps pour arracher en nous l’individualisme et peut-être l’inertie.

Faisons l’effort de la solidarité, celui du partage, matériel et spirituel, celui de la fraternité… toutes choses qui nous demandent de nous arrêter plus longuement sur ceux d’entre nous qui attendent un geste, un sourire, un mot chaleureux ou une aide.

Peut-être est-ce aussi le temps de s’engager davantage : développement de la solidarité, associations caritatives, mouvements et services de paroisse… il y a tant à faire partout !…

Et n’oublions pas non plus la Réconciliation, ce sacrement reçu personnellement, qui nous rappelle que le Seigneur ouvre largement et sans limite son pardon à tout homme et que Dieu est plus grand que notre cœur.

 

Gilles GAILLARD