Saint-Luc : EDITO Septembre 2018

D’un pasteur à l’autre

 

Voici Septembre et avec ce mois qui est traditionnellement celui de la « rentrée » bien des changements se profilent. Septembre ne marque pas seulement la fin des vacances, la reprise de l’école ou une proche rentrée universitaire… C’est aussi pour nous chrétiens, le retour de la vie paroissiale à son rythme « normal », avec les nombreuses activités qui l’accompagnent ; c’est la remise en route de tous nos mouvements, équipes et services…

Cette année, tout particulièrement, le changement sera important au sein de notre diocèse, en raison des nombreux mouvements de prêtres décidés par notre évêque. Et les discussions vont bon train selon qui est nommé ici ou là ; chacun y va de son avis et l’on compare souvent le « partant » et « l’arrivant »…

C’est bien naturel diront certains mais est-ce là l’essentiel ?… Nous interrogeons-nous par exemple, sur ce qu’est la réalité quotidienne d’un curé de paroisse, sur les difficultés qu’il peut rencontrer, sur la solitude et l’isolement qu’il traverse souvent, sur les critiques dont il fait l’objet, sur le sentiment d’être parfois mal compris de ses paroissiens ?…

L’objectif n’est pas ici de noircir le tableau mais peut-être avons-nous le tort – souvent – de trop attendre de nos curés, parce que dans l’idéal chrétien, nous voudrions qu’ils soient des gens parfaits !… Mais comment le pourraient-ils ?… Comme nous, ils sont hommes, faits de chair et de sang, avec leurs qualités et leurs défauts, leur personnalité et leur style, leurs forces et leurs faiblesses…

La mission de chacun d’eux s’est fortement complexifiée au fil du temps et seuls, nos curés ne pourraient pas faire grand-chose aujourd’hui. Tous les membres d’une communauté chrétienne ont une responsabilité et il revient à chacun de nous, individuellement et collectivement, de porter et de soutenir notre curé, concrètement et matériellement, mais aussi spirituellement dans la prière quotidienne. Certes, les mouvements d’hommes à la tête des paroisses représentent un réel bouleversement et la nature humaine a une tendance naturelle à freiner face au changement… Considérons plutôt que c’est la vie et que le mouvement est source de progrès.

Nous avons beaucoup travaillé et construit de belles choses avec le père Charles-Antoine du FORT ; nous continuerons à travailler et à construire d’autres belles choses avec le père Pierre KIEDROWSKI. Là est la vraie richesse pour notre Eglise !…

(GG)