REMERCIEMENTS DU PÈRE RENÉ MICHEL

Je serais le roi des ingrats si je n’étais pas profondément touché par tous les témoignages d’amitié et tous les gestes généreux qui m’ont été prodigués au moment de mon départ de la paroisse. Immérités à ce degré, ils ont été pour moi, un des signes de la solidité des liens que nous avons tissés au cours de ces treize années de service pastoral à St Vincent de Paul. Au centre de la paroisse entre la rive gauche de la Vienne et la frontière nord de St Just le Martel, le presbytère de Panazol a été le lieu de rencontres interpersonnelles ou de groupes, qui ont constitué une bonne part de mon bonheur d’homme et de prêtre. Les liens de toutes natures sont comme la trame support de la grâce de Dieu et la vie de relations, sans lesquelles l’homme, fut-il prêtre, s’isole dans un étiolement du meilleur de lui-même, c’est-à-dire ce que le Seigneur veut faire de lui au milieu de ses frères. J’ai eu l’occasion de dire, dans un article précédent, combien les allées et venues dans les rues, dans les commerces, les manifestations municipales de toutes sortes nourrissaient ma vie de prière et mon bonheur  quotidien. Grand merci à toutes celles et tous ceux qui se sont prêtés à ces contacts souvent rapides, presque furtifs, parfois aussi plus consistants dans des échanges sur les évènements d’un quartier, de la ville ou de ceux développés dans les médias allant même parfois jusqu’à un véritable échange spirituel. Une autre de mes joies était de voir s’encadrer à ma porte le visage d’un visiteur désireux d’un accueil : je ne me souviens pas avoir tenues fermées les portes de la maison et de mon cœur. Que de papotages sympathiques, parfois de partage de joies ou de peines dans vos vies et celles de vos familles.

Pour votre temps donné, pour votre affection ou votre amitié traduite de bien des façons, soyez remerciés. Dans ce couvent qu’est la maison de retraite des prêtres âgés (88-95 ans), le temps de la prière ne nous est pas compté, non plus que celui de l’eucharistie quotidienne, toujours soleil de nos journées dans lesquelles vous êtes présents, tous et chacun et le resterez, soyez-en sûrs. Du 27 au 31, juillet nous vous emportons, la quinzaine de pèlerins de la paroisse et moi-même (dans le même hôtel, quelle chance !) vers le manteau bleu de Celle que Jésus nous a laissée comme Mère : jamais je n’ai cessé de me confier à sa tendresse maternelle. Je lui demande de vous garder dans l’amour de Jésus, notre Dieu sauveur et notre ami.

 

Père René Michel