Si l’espérance t’a fait marcher…

Et c’est reparti … les enfants ont repris le chemin de l’école, les jeunes au collège, au lycée ou en Fac, d’autres sont en école professionnelle ou en apprentissage ; pour beaucoup d’adultes les vacances sont vraiment derrière et le travail est recommencé, d’autres, au chômage sont dans l’espoir de retrouver le plus vite possible un emploi ; d’autres sont en retraite, ce qui ne veut pas dire être sans occupations.

Les associations, après un temps de sommeil en juillet et août vont reprendre les activités, les rencontres, les réunions …

De même pour ce qui est de la vie de l’Église au Caté, dans les Aumôneries, les Mouvements, la vie sacramentelle et liturgique. Septembre, c’est tous les ans la même chose, c’est la reprise …

Quelque chose par contre qui n’est pas nouveau, c’est la morosité…

Tous les jours arrive un flot de mauvaises nouvelles ; les cortèges de migrants que bien peu veulent accueillir, les guerres officielles ou larvées, les bombardements médiatisés ou non, les faits divers : bandes de jeunes désœuvrés impliqués dans des trafics douteux, accidents de la route …

Et tout cela passe en boucle sur les chaînes d’info. A vous dégoûter d’ouvrir la télé !

Et lorsqu’on regarde plus près de chez soi : la solitude des personnes âgées, le chômage qui reste très élevé, la maladie …

La vie ne serait-elle que désolation à nous faire mourir de chagrin ?

Certaines chaînes savent aussi nous montrer chaque jour un évènement positif qui fait gonfler l’espérance. Un grand merci à ces chaînes !

Mais si nous regardons autour de nous ?

Ne sommes-nous pas souvent aveugles, incapables de voir les choses positives, surtout si elles sont petites mais porteuses d’avenir et capables de refaire le monde ?

Même au Moyen-Orient, il existe des partenariats entre Palestiniens et Israéliens prouvant que la paix et l’entente sont possibles.

Combien d’ONG pour soutenir les plus pauvres et aider au développement ?

Combien autour de nous vivent humblement dans la discrétion, le service du frère simplement parce qu’il est frère dans le besoin et qu’il a droit d’être traité en être humain ?

Tout cela ne fait pas de bruit.

Et surtout, aurions-nous oublié que Dieu a envoyé son Fils pour sauver le Monde ?

Non pas pour détruire mais pour le sauver, c’est-à-dire l’assumer de l’intérieur et le transformer.

La morosité peut nous envahir certains jours, mais la désespérance n’est pas chrétienne.

Si l’espérance t’a fait marcher plus loin que ta peur, tu auras les yeux levés, alors tu pourras tenir jusqu’au soleil de Dieu.

Père Jean Bernard Pauliat