Temps des vacances, temps schizophrénique ???

Les vacances sont souvent l’occasion d’une belle pause, d’une aération, d’une véritable rupture avec les rythmes quotidiens.

Le temps des vacances est propice à l’éloignement des soucis sur le plan moral mais aussi sur le plan géographique.

Nous espérons aussi profiter de ce temps pour recharger les batteries et repartir bien en forme pour le temps ordinaire, habituel ponctué de la scolarité des enfants, des activités multiples, de l’engagement professionnel…

Tout ce qui compose ce temps ordinaire que parfois nous fuyons avec vigueur lorsque nous partons en vacances.

Mais peut-être pouvons-nous prendre conscience que ce temps ordinaire est irrigué par nos temps de vacances et que la réciproque est vraie?

Nos temps de vacances ne peuvent pas échapper à notre temps ordinaire et finalement c’est tant mieux.

Notre vie est à unifier le plus possible, ainsi il est logique que nos vacances soient imprégnées de ce qui compose notre vie dans la majeure partie du temps.

Ainsi nous ne prenons pas de vacances pour notre vie familiale, nous en profitons avec un autre rythme.

Nous ne prenons pas de vacances pour notre vie affective et intellectuelle, là encore nous vivons simplement un autre rythme irrigué par le rythme ordinaire.

Il en va de même pour la vie spirituelle, les rencontres pastorales ordinaires et habituelles n’ont plus lieu durant les mois de juillet et août mais toutes ces rencontres pastorales et spirituelles peuvent irriguer notre vie spirituelle durant ces deux mois dans un rythme plus tranquille, plus apaisé.

La vie pastorale et notre vie spirituelle ne s’arrêtent pas durant ces mois d’été, elles adoptent simplement un rythme moins intense, elles vont irriguer notre vie pastorale et spirituelle de l’année à venir et elles sont alimentées par tous les événements de cette année écoulée dans le secteur paroissial.

Alors bonnes vacances non schizophréniques et chers vacanciers, soyez ici les bienvenus.

 

Père jean Bernard PAULIAT