Appel aux dons • Aide alimentaire pour les réfugiés au Burkina Faso
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Appel aux dons • Aide alimentaire pour les réfugiés au Burkina Faso

Mission universelle & Jumelage

Publié le 18 décembre 2019

Les populations du Burkina Faso sont la cible d’attaques de groupes armés. Face à ces attentats, elles fuient. Devant l’arrivée massive des réfugiés, le diocèse de Ouahigouya a lancé un appel à son diocèse jumeau de Limoges pour acheter des vivres indispensables. Monseigneur Bozo, évêque de Limoges, fait appel à notre générosité et a confié le suivi de cette aide humanitaire à notre association. Don* à remettre avant le 30 décembre 2019 directement à l’association Mil’Ami ou aux responsables des paroisses, comité de jumelage, mouvements, services…

 

 

Depuis janvier 2015, le Burkina Faso est victime d’attaques terroristes à connotation djihadiste. Ces derniers temps, les terroristes ont adopté un mode opératoire qui vise à mettre en conflit les différentes communautés ethniques et religieuses entre elles. Ainsi donc les incidents de Yirgou le 2 janvier 2019, l’enlè- vement de l’Abbé Joël Yougbare, curé de Djibo le 17 mai 2019, l’attaque de l’église de Dablo le 12 mai 2019 avec six morts dont l’Abbé Siméon Yampa (dans le diocèse de Kaya) et d’une église protestante à Silgadji (dans le diocèse de Dori) visent à semer le trouble entre les différentes communautés. Et comme il fallait s’y attendre, ces incidents ont atteint de plein fouet le diocèse de Ouahigouya.

Dans notre diocèse, les communautés chré- tiennes de Singa et de Toulfè ont été victimes d’attaques barbares qui ont fait huit morts dont deux catéchistes. À Singa les terroristes ont attaqué une procession mariale faisant quatre morts et à Toulfè l’attaque a visé l’église duvillage lors de la célébration dominicale.

Dans la paroisse de Bourzanga toujours dans le diocèse de Ouahigouya, le 27 et le 29 juin 2019, cinq chrétiens ont été froide- mentabattus dans les villages de Bani et de Souria.

À la date du 19 août 2019, on comptait envi- ron 270 000 personnes déplacées internes au Burkina Faso et environ 25 % de ces déplacés se trouvent dans le diocèse de Ouahigouya. C’est ainsi que nous dénombrons 36 000 per- sonnes déplacées ou en insécurité dans la seule ville de Bourzanga dont 1 200 personnes environ se trouvent sur le site de la paroisse ; 30 000 personnes dans la paroisse de Titao ; 5200 dans la paroisse de Bam et autant dans la paroisse de Kongoussi.

 

Les déplacés ont besoin urgemment d’assistance en matière d’abri, de kit de survie et d’appui alimentaire à moyen et long terme.

 

Il est également à prévoir une solution pour que les nombreux enfants puissent continuer l’école. Car c’est justement l’obs-curantisme qui est le lit du terrorisme. Nous avons sollicité et obtenu un appui en vivres de la part du gouvernement et de l’OCADES Caritas mais cela reste très en deçà des besoins.

Nous en appelons donc aux organisations humanitaires, à nos partenaires, à nos amis et à toute personne de bonne volonté, pour qu’ils viennent en aide, de quelque manière que ce soit, pour soulager la souffrance des populations en errance.

Nous continuons de prier pour que la paix revienne dans notre pays. Nous comptons également sur vos prières.

 

Mgr Justin Kientega,

Évêque de Ouahigouya


Chers amis,

Le jumelage avec le diocèse de Ouahigouya est une belle réalité qui marque notre diocèse depuis plus de 50 ans. Les jumelages des paroisses, la venue des prêtres pendant l’été, l’envoi de prêtres fidei donum, la présence de prêtres étudiants, le comité de jumelage, l’arrivée à Arliquet en septembre d’une petite communauté de soeurs de Bam et beaucoup d’échanges interpersonnels tissés au fil du temps, dont de vrais échanges fraternels entre les évêques, tout cela fait de ce jumelage un lieu d’échange entre Églises particulières au bénéfice mutuel de nous tous. Si vous suivez l’actualité internationale, vous savez que le Burkina Faso traverse une période de grande épreuve, liée au développement d’un islam radical et violent, qui exacerbe des tensions ethniques. Le diocèse de Ouahigouya compte dix-sept victimes d’attentats et doit affronter l’accueil de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient des villages menacés. Les structures étatiques sont défaillantes et le diocèse pourvoit à l’accueil et à l’aide de ces réfugiés. À quoi s’ajoute des épisodes de sécheresse récurrents qui renforcent le déficit d’autonomie alimentaire. Vous trouverez ci-dessus un extrait du courrier de Mgr Kientega qui donne des détails sur la situation.

Dans le diocèse, nous avons organisé plusieurs veillées de prière pour le Burkina, en particuliers pour nos frères et soeurs du diocèse jumelé. Il me semble qu’il est de notre responsabilité de faire également un geste financier pour aider à l’achat de vivre pour les réfugiés. Je l’ai proposé à Mgr Kientega et me suis mis d’accord avec lui sur ses modalités. Je vous invite donc à faire un geste d’entraide financière exceptionnelle pour venir en aide à cette Église soeur qui souffre.

Mgr Pierre-Antoine Bozo,

évêque de Limoges

* Le montant de votre don est déductible de vos impôts à hauteur de 75 % dans la limite de 537 € puis de 66 %, et de 60 % pour les entreprises.