Incendie – Mairie de Limoges
Changer de paroisse

Incendie – Mairie de Limoges

Diocèse

Publié le 19 octobre 2026

L’incendie qui touche actuellement l’hôtel de ville de Limoges suscite une profonde tristesse. Ce lieu appartient à l’histoire de notre ville et à la vie de ses habitants. Le voir ainsi atteint nous bouleverse.

Je tiens à assurer le maire, les élus et l’ensemble des agents municipaux de ma proximité et de celle de l’Église diocésaine. J’exprime ma reconnaissance aux sapeurs-pompiers et à tous ceux qui interviennent pour protéger les personnes et préserver ce patrimoine auquel les Limougeauds sont si attachés.

Dans cette épreuve, j’invite les catholiques du diocèse à s’unir à ma prière. Que le Christ nous aide à vivre la fraternité et à être des artisans de paix.

† Benoît Aubert
Évêque de Limoges


Mot du Père François Renard à l’occasion de l’incendie qui a touché la mairie – Messe du dimanche 18 octobre 2026

C’est avec le cœur lourd que nous nous retrouvons ce matin pour célébrer l’Eucharistie. Notre ville de Limoges a été profondément meurtrie par l’incendie de sa mairie et par les violences qui ont marqué ces derniers jours. Devant ces images de destruction, devant cette violence qui blesse notre vie commune, les mots nous manquent. Il y a en nous de la tristesse, de la désolation, peut-être aussi de la colère et de l’incompréhension.

Et cette question : Quelle espérance pouvons-nous encore porter dans un monde où la violence semble parfois prendre le pas sur le dialogue, le respect et la fraternité ? Ce matin, nous venons devant le Seigneur avec toutes ces interrogations, avec nos inquiétudes et nos blessures. Nous ne venons pas chercher des réponses faciles. Nous venons chercher une lumière, une force, une espérance. Car notre foi nous rappelle une vérité essentielle : le mal et la violence n’auront jamais le dernier mot. Là où certains détruisent, d’autres auront le courage de reconstruire.

Là où la haine cherche à diviser, des hommes et des femmes continueront à tendre la main. Là où l’espérance semble vaciller, il nous appartient de la faire renaître. Et peut-être est-ce là, aujourd’hui, notre responsabilité de chrétiens : ne pas ajouter de la colère à la colère, ne pas répondre à la violence par la violence, mais devenir, humblement et courageusement, des artisans de paix. Une ville peut voir ses bâtiments partir en fumée, mais elle ne doit jamais laisser brûler ce qui fait son âme : la fraternité, le respect et la confiance entre ses habitants. En cette Eucharistie, nous confierons au Seigneur notre ville de Limoges, ses habitants, ses élus, les forces de l’ordre, les pompiers, les secours et tous ceux qui œuvrent pour retrouver la paix.

Nous prierons aussi pour celles et ceux que la colère, la souffrance ou le désespoir entraînent sur les chemins de la violence, afin qu’ils puissent retrouver ceux du dialogue et de la fraternité. L’espérance chrétienne n’est pas de croire que tout ira toujours bien. C’est de croire que, même au cœur de la nuit, une lumière demeure possible. Cette lumière, pour nous, a un visage : celui du Christ ressuscité. Alors, ce matin, ne laissons pas la violence nous voler notre espérance.

Demandons au Seigneur de faire de chacun de nous un artisan de réconciliation, un témoin de fraternité, un semeur de paix. Que cette messe soit un moment de communion, de consolation et d’espérance pour notre ville et pour chacun de nous. Dans la confiance, tournons-nous vers le Seigneur, lui qui connaît nos fragilités et ne cesse de nous offrir sa miséricorde.