
Vendredi Saint
Passion de notre Seigneur Jésus Christ
(Jn 18, 1 – 19, 42)

Couleur liturgique : rouge
Aujourd’hui,les fidèles commémorent la Passsion, et la mise au tombeau du Seigneur

POUR TOI :
« Construis ton jardin de Carême vers Pâques
Retrouve quelques conseils avec Maïte Roche et Bernadette Durand »

| L’installation de ton jardin va accompagner ta prière vers Pâques. Aujourd’hui, au centre de la croix, tu installes des éléments pour symboliser la Passion de notre Seigneur Jésus Christ. Une couronne d’épines (des petites branches épineuses) – un carré de tissus rouge. A droite de la croix : avec du papier, de la pâte à modeler, des cailloux, fabrique un tombeau, sa porte (une pierre qui sera roulée) |

Prier :

POUR LES PARENTS, GRANDS-PARENTS
Le Triduum pascal nous invite à nous rendre à plusieurs célébrations dans la même semaine. Pour les enfants ce n’est pas habituel ! Il est de notre devoir de baptisés de leur donner le sens des célébrations que nous allons vivre avec eux.
Vendredi Saint : Un jour de jeûne, de silence et de compassion
Lors du Vendredi Saint, l’Église commémore la Passion et la mort de Jésus sur la croix.
L’office de ce jour est centré sur la proclamation du récit de la Passion du Seigneur : le procès, la condamnation, la montée au Golgotha (lieu du Calvaire) et la crucifixion jusqu’au dernier souffle du Christ. Il est aussi proposé de suivre un chemin de croix, pour suivre les étapes de la Passion ; et la vénération de ladite croix. Durant ce jour de recueillement, les chrétiens sont appelés au jeûne, démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ.
Pour les chrétiens, la mort de Jésus n’est pas seulement un évènement dramatique : c’est un acte d’amour et de salut. Ils commémorent l’accomplissement du sacrifice rédempteur du Christ, « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ». La liturgie du jour invite à contempler Jésus qui porte nos souffrances, nos douleurs, nos péchés et qui intercède pour les pécheurs que nous sommes – tel que prévu par le prophète Isaïe (Is 53,12). C’est un jour où l’on contemple l’amour plus fort que la mort, un amour qui va jusqu’au bout dans l’attente de la lumière de Pâques.
C’est quoi le Chemin de Croix ? Et pourquoi 14 stations ?
Le Vendredi Saint, l’Église nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.
Le Chemin de la croix est l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort, parce qu’il débouche sur la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. Celui qui le parcourt avec générosité et avec foi, donne espérance et avenir à l’humanité. Il sème l’espoir.
LES 14 STATIONS :
- 1e station : Jésus est condamné à mort
- 2e station : Jésus est chargé de sa croix
- 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
- 4e station : Jésus rencontre sa Mère
- 5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
- 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
- 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
- 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
- 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
- 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
- 11e station : Jésus est attaché à la croix
- 12e station : Jésus meurt sur la croix
- 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
- 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
- Et… une 15e station avec Marie :
Aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.
Si vous ne pouvez pas vous rejoindre un chemin de croix, vous pouvez en fabriquer un pour vos enfants et ainsi leur donner le sens des stations, prier en famille :
Chemin de croix du parcours catéchétique A la rencontre du Seigneur Edition MAME
Pourquoi vénère-t-on la Croix ?
La vénération de la Croix est un geste fort où chacun s’approche pour toucher, embrasser ou s’incliner devant le « bois de la croix qui a porté le salut du monde ».
Les chrétiens ne vénèrent pas la croix comme instrument de mort : elle est le signe de l’amour du Christ et de la victoire sur le mal.
À l’époque de Jésus, la croix était le supplice réservé aux esclaves et aux criminels. Pourtant, c’est là que Jésus a choisi de donner de sa vie par amour pour l’humanité. Ainsi, cet instrument donnant la mort est devenu le signe de la vie éternelle. Dans une démarche à la fois commune et personnelle, l’assemblée contemple ainsi le mystère du salut.
Vénérer la croix, c’est reconnaître l’amour et le don total du Christ, son sacrifice pour le salut du monde et la profondeur de son pardon.
C’est se tenir devant le Christ qui a donné sa vie, déposer ses propres souffrances, péchés et fragilités, accueillir la miséricorde qu’il offre & reconnaître que sa mort ouvre un chemin de vie. La vénération est un acte de foi.
Pourquoi n’y a-t-il pas d’eucharistie lors du Vendredi Saint ?
L’Église renonce ce jour‑là à célébrer le sacrement qui fait mémoire de la mort et de la résurrection du Christ : on ne célèbre pas la messe au moment même où l’on contemple la mort du Seigneur. En ce jour, l’Église se plonge dans un profond silence.
L’Eucharistie étant le sacrement de la présence du Christ vivant, les catholiques observent alors un jeûne eucharistique pour signifier l’absence, la mise au tombeau, le silence de Dieu. Ce jeûne exprime ainsi la gravité du jour et la participation au sacrifice du Christ. L’absence d’Eucharistie n’est pas une fin : elle prépare à la grande célébration de la Vigile pascale, où l’Église va retrouver la joie de la Résurrection et la plénitude du sacrement.
La communion est possible lors de l’office du Vendredi Saint mais les hosties sont celles consacrées la veille, lors de la messe du Jeudi Saint.
Pourquoi manger du poisson le vendredi ? Pourquoi doit-on jeûner le vendredi saint ?
Manger habituellement du poisson le vendredi et jeûner le Vendredi saint sont deux pratiques liées, mais elles n’ont pas exactement la même signification. Elles expriment toutes deux une manière concrète de faire mémoire de la Passion du Christ.
Le vendredi, les chrétiens se souviennent de la crucifixion du Christ. Dès les premiers siècles, l’Église a donc instauré le vendredi comme jour de pénitence, marqué par l’abstinence de viande. La consommation de poisson le vendredi remonte aux premiers siècles du christianisme. Le vendredi est un jour particulier pour les croyants, car il rappelle la Passion et la mort de Jésus-Christ sur la croix. Par respect et en souvenir de ce sacrifice, l’Église a instauré un jour de pénitence hebdomadaire : le vendredi. À cette occasion, les chrétiens renoncent traditionnellement à manger de la viande, symbole de richesse et de fête, pour adopter un repas plus simple.
Pourquoi le poisson ?
Le poisson, souvent considéré comme un aliment humble, est devenu le substitut de la viande pour les vendredis de pénitence. Mais son choix ne se limite pas à des raisons pratiques. Dans la symbolique chrétienne, le poisson occupe une place particulière :
• Un symbole chrétien ancien : En grec, le mot « poisson » se traduit par Ichthys, qui est aussi un acronyme pour « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ». Les premiers chrétiens utilisaient le dessin du poisson pour se reconnaître entre eux.
• Un aliment biblique : Les Évangiles évoquent de nombreux épisodes liés au poisson, comme la multiplication des pains et des poissons ou les repas pris par Jésus avec ses disciples, souvent autour de ce mets.
Lors du Vendredi saint, l’Église demande en plus aux fidèles de vivre le jeûne, comme le rappelle le Catéchisme de l’Église catholique.
Ce jour unique dans l’année invite à entrer plus profondément dans le mystère de la Passion. Le jeûne permet de vivre ce temps avec le corps autant qu’avec l’esprit : exprimer la pénitence et le deuil spirituel, s’unir au Christ souffrant, préparer son cœur à la Résurrection, et entrer dans un véritable dépouillement intérieur.
Diocèse Saint Dié